Maurice Rilhac

 

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Résumé de l'interview

 

Maurice Rilhac est né le 11 mai 1927 à Paris. Engagé le 26 mars 1945 au sein de la 1ère armée en Allemagne, il est ensuite muté "dans un régiment africain à Metz". Sa demande de départ volontaire pour l'Extrême-Orient lui fut refusée car la durée restante de son contrat était insuffisante. Peu satisfait de cette situation, il s'embarque clandestinement pour l'Indochine sur l'Ile-de-France à Toulon le 5 mars 1947.

 

 

Le déserteur-clandestin Rilhac, 19 ans, arrive à Saïgon et se présente aux Autorités militaires qui ne l'attendaient pas, mais son volontariat obstiné et efficace pour venir servir en Indochine lui permit de débarquer "sans sanction". Après diverses activités, il s'engage à la demi-brigade parachutiste le 26 mars 1948, commandée alors par le chef de bataillon Chateau-Jobert, dit "Conan". Breveté para le 22 juillet au sein du STUP (Service technique des unités parachutistes) à Gia-Dinh, il devient plieur de parachutes puis passe 1ère classe. Il participe à l'Opération Minute en Cochinchine et y gagna sa première citation. Le 20 juin 1949, il est volontaire pour aller servir au Tonkin et rejoint la compagnie du capitaine Bigeard au 3e BCCP. Son premier saut en opérations eut lieu à Hien Chau. Fin de séjour et rapatriement sur le Pasteur. Arrivée à Vannes-Meucon où il est nommé caporal-chef, le 26 mars 1951, et devient aide-moniteur. "Je ne pouvais devenir moniteur car je n'étais pas sous-officier". Ensuite, il ne renouvela pas son contrat.

 

Redevenu civil, lors d'une promenade à Auray avec son épouse, il rencontre "Bruno", alors à Saint-Brieuc, qui passait en Jeep. Celui-ci lui propose de le rejoindre pour repartir avec le 6e BPC en formation : "Si tout va bien, dans six mois tu passes sergent", alors Maurice Rilhac accepta. Lorsqu'il fut nommé sergent, il devint adjoint à son chef de section au 6. Celui-ci ayant été un jour accidenté au saut, il prit le commandement de la section jusqu'à leur arrivée à Hanoï où il fut remplacé par le lt De Wilde au sein de la 26e CIP.

 

A Diên Biên Phu, Maurice Rilhac est nommé sergent-chef. Il fut fait prisonnier mais s'évada le 11 mai avec ses camarades Jacques Sautereau (qui décèdera pendant l'évasion), René Sentenac (qui fut tué à Timimoun le 21 novembre 1957) et Michel Skrodzki (mort d'un cancer le 27 juin 1983).

 

pour lire le récit de l'évasion, cliquer ici

 

Retour en France, les 90 jours de congé, et affectation à la Citadelle de Bayonne où il rejoint le capitaine Le Boudec qui cherchait des volontaires pour constituer son escadron de Jeeps armées pour le 3. Stage de mécano à Nîmes au camp des Garrigues, puis départ pour Bône le 6 avril 1956. C'est là que Bigeard le proposa comme sous-lieutenant "mais moi, je ne le savais pas".

 

De retour d'Algérie le 1er mars 1957 après une blessure, Maurice Rilhac est affecté à l'ETAP à Pau où il retrouve Michel Skrodzki, pour faire un stage d'arrimeur-largueur, puis il devient moniteur. Ce fut ensuite un séjour à Fort Lamy (Tchad) "pour créer une section de livraison par air", puis retour à Pau, de 1962 à 1967 où, un jour, il apprend de son chef de corps : "Rilhac, vous êtes sous-lieutenant !". Ensuite un séjour à Madagascar au 2e RPIMa où il succéda comme chef de section au lieutenant Ménage, puis mutation à Auch à la 61e BTAP, et finalement il quitte les parachutistes. Il fait ensuite un séjour à Djibouti au 3e RIMa où il effectue son temps de commandement de capitaine avant de retrouver cette unité à Vannes-Meucon en 1974, dont il prendra le commandement du camp. Il finira son temps de service en tant que chef de bataillon le 1er janvier 1978.

 

Le Chef de bataillon Maurice Rilhac, Commandeur de la Légion d'Honneur, Médaille militaire, Officier de l'Ordre national du Mérite, Croix de guerre avec Palmes, Médaille des Évadés de Diên Biên Phu, Croix de guerre TOE, est décédé le 27 avril 2015.

 

 

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