Lucien Le Boudec

 

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Né à Paris le 18 janvier 1923, Lucien Le Boudec s’engage comme volontaire au 8e Bataillon FFI du Morbihan en opération sur le front de Lorient. En novembre 1944, son bataillon FFI est dissous pour devenir le 4e escadron du 19e régiment de dragons. Il alterne alors les séjours d'instruction en garnison à Pontivy, et une présence en ligne sur le front de la Poche de Lorient.

Une fois l'armistice signé, son unité est rattachée au Régiment colonial de chasseurs de chars qui est envoyé à l'été 45, en occupation à Dornhan en Allemagne (district de Rottweil). Nommé successivement brigadier, brigadier-chef puis maréchal-des-logis, il est détaché pour préparer le concours d’entrée à l'École militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan. Il intègre l’EMIA en mars 1946 (promotion Indochine), et à l’issue de sa scolarité, choisit les troupes de marine (spécialité « Arme blindée cavalerie ») puis rejoint l'école d’application de l’ABC à Saumur en mars 1947.

En mars 1948, nommé sous-lieutenant, il est affecté à la 1ère Demi-brigade coloniale de commandos parachutistes cantonnée à Vannes-Meucon où il devient moniteur parachutiste. Affecté au 6e Bataillon colonial de commandos parachutistes (6e BCCP), ancêtre du 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, il embarque pour l’Indochine en juin 1949. Il sert d'abord en Annam, dans la région de Hué, à la tête d'un groupe de commando, puis, nommé lieutenant, il est détaché de son unité, pour prendre le commandement du centre d'entrainement de saut de la base aéroportée de Saïgon. Au total, ce premier séjour durera deux ans. Il y recevra une blessure au combat et trois citations.

En juin 1952, Lucien Le Boudec est volontaire pour un second séjour en Indochine. Il est réaffecté au 6e Bataillon de Parachutistes coloniaux, devenu le 6e BPC, commandé alors par le chef de bataillon Marcel Bigeard. L’unité sera très vite connue sous le nom de « Bataillon Bigeard ». Il participe aux combats de Tu Lê en octobre 1952, au terme duquel il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur à titre exceptionnel. En 1953, il participe à l'opération de Lang Son (Opération Hirondelle), à la prise de Diên Biên Phu (Opération Castor). Nommé commandant de compagnie, fin 53, il participe à la tête de la 6e CIP (6e compagnie indochinoise de parachutistes) aux opérations de Ban Na son Khone, Se-No et Cat-Bi, avant d'être parachuté une seconde fois sur Diên Biên Phu, le 16 mars 1954. Durant les cinquante jours de la bataille de Diên Biên Phu, il sera blessé quatre fois, nommé capitaine à titre exceptionnel, puis officier de la légion d’Honneur à titre exceptionnel (JO du 10 février 1955 pour prendre rang du 7 mai 1954). Prisonnier des Viêt-Minhs à la chute du camp retranché, il subira quatre mois de captivité et une marche de plus de 700 kilomètres, au cours desquels plus des deux-tiers de ses frères d'armes prisonniers seront décimés. Il est libéré à Việt Trì le 2 septembre 1954 et rapatrié un mois plus tard. Au terme de ce second séjour en Indochine, il totalise six nouvelles citations.

En février 1955, il est affecté à la 1ère Demi-brigade de parachutistes coloniaux de Bayonne, puis en mars 1956, à l'escadron de jeeps armées du 3e BPC cantonné à Bône en Algérie. En septembre 1956, il participe à l'opération de Chypre, qui devait être préalable à l’expédition de Suez. Il reçoit deux nouvelles citations, avant de demander sa mutation en métropole.

En décembre 1957, il prend le commandement de la compagnie d’instruction de la 1ère Demi-brigade de parachutistes coloniaux, à Bayonne.

De 1960 à 1963, il est affecté comme chef d'État-major au 7e régiment de parachutistes d'infanterie de marine à Dakar (Sénégal).

De 1963 à 1965, il est affecté comme directeur de l’instruction combat à l’ETAP (École des troupes aéroportées), à Pau. Il est promu chef de bataillon et commandeur de la Légion d’Honneur.

De 1966 à 1968, il devient officier TAP et directeur de l'éducation physique et sportive aux Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

Promu lieutenant-colonel, il commande, de 1968 à 1970, le 2e régiment de parachutistes d'infanterie de marine cantonné à Ivato (Madagascar)

De 1971 à 1973, il devient directeur de l’instruction à l’École Interarmées des Sports de Fontainebleau. Il est promu colonel.

De 1974 à 1976, il est affecté comme Directeur de l’assistance militaire technique à N’Djamena (Tchad).

De 1976 à 1980, il est affecté comme commandant adjoint de la 2e division blindée (2e DB), cantonnée à Saint-Germain-en-Laye, puis à Versailles. Nommé général de brigade, il intègre le 18 janvier 1980, la deuxième section des officiers généraux.

 

Le 16 septembre 1980, il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur par Valéry Giscard d’Estaing (décret du 7 juillet 1980). Le 16 octobre 1998, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de l’ordre national du Mérite par Jacques Chirac (décret du 30 avril 1998), et le 30 novembre 2009, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur par Nicolas Sarkozy (décret du 11 mai 2009).

De 1984 à 1994, Lucien Le Boudec préside l’amicale des anciens du 6e régiment de parachutistes d'infanterie de marine, héritier du 6e BPC.

 

Le général Le Boudec est décédé le 19 août 2013.

 

 

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