Geneviève de Galard

 

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Geneviève de Galard, née le 13 avril 1925 à Paris, est une infirmière militaire française, convoyeuse de l'air, qui, durant la guerre d'Indochine, fut surnommée « l’ange de Dien Bien Phu ».

 

Les circonstances de la Seconde Guerre mondiale contraignent la famille à quitter Paris pour Toulouse lors de l'hiver 1939, la mère de Geneviève de Galard craignant pour ses filles les bombardements sur la capitale. Elles reviennent à Paris pendant l'été 1943. Geneviève de Galard suit des cours d'anglais à la Sorbonne et se lance dans des activités associatives auprès de handicapés dans un hôpital.

Elle obtient le diplôme d’État d’infirmière en 1950, puis réussit en 1952 le concours de convoyeuse au sein de l'Armée de l'air.

 

À sa demande, elle est affectée en Indochine à partir de mai 1953, au cœur de la guerre qui oppose les forces françaises à celles du Việt Minh.

Stationnée à Hanoï, elle opère des évacuations sanitaires par avion à partir de l'aéroport de Pleiku. À partir de janvier 1954, elle participe aux évacuations de la bataille de Diên Biên Phu. Ses premières victimes transportées sont principalement des soldats souffrant de maladies. Mais à partir de mi-mars, la plupart d'entre eux sont des blessés de guerre. Parfois, les avions sanitaires de la Croix-Rouge doivent se poser au milieu des barrages d'artillerie viêt minh.

Le 28 mars 1954, le commandant Blanchet, qui est le commandant en second du groupe de transport Béarn, son équipage et Geneviève de Galard arrivent vers 5 h 45 au-dessus de Dien Bien Phu. Le commandant tente d'atterrir sur la courte piste du camp retranché. L'atterrissage est trop long et le moteur gauche de l'avion est sérieusement endommagé (carter d'huile percé). Les réparations ne pouvant s'effectuer sur place du fait des conditions, l'avion est abandonné mais, à l'aube, l'artillerie viêt minh le découvre et le détruit ainsi qu'un tiers de la piste.

Geneviève de Galard se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l'hôpital de campagne commandé par le docteur Paul Grauwin. Bien que le personnel médical masculin soit initialement hostile, ils font finalement des adaptations de logement pour elle. Ils lui arrangent également un semblant d'uniforme à partir de bleus de travail camouflés, de pantalon, de chaussures de basket-ball et d'un T-shirt. Geneviève de Galard fait de son mieux dans des conditions sanitaires dérisoires, consolant les mourants et essayant d'entretenir le moral face aux pertes humaines montantes. Plus tard, beaucoup d'hommes la complimenteront pour ses efforts.

Le 29 avril 1954, Geneviève de Galard est fait chevalier de la Légion d'honneur et est décorée de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs par le commandant du camp retranché de Dien Bien Phu, le général de Castries.

 

Le jour suivant, pendant la célébration de la bataille de Camerone, la fête de la Légion étrangère, Geneviève de Galard est nommée légionnaire de 1re classe honoraire aux côtés du lieutenant-colonel Bigeard, commandant du 6e BPC.

Les troupes françaises de Dien Bien Phu cessent le combat le 7 mai 1954 sur ordre du commandement militaire de Hanoï. Le Việt Minh autorise cependant Geneviève de Galard et le personnel médical à continuer les soins sur les blessés. Geneviève refusera toujours toute coopération, quand certains Việt Minh commencent à utiliser les médicaments pour leur propre usage, elle en cache dans sa civière.

Le 24 mai 1954, Geneviève de Galard est évacuée par avion à Hanoï, en partie contre sa volonté.

Elle est accueillie par une foule nombreuse à l'aéroport d'Orly à son retour en France, faisant la Une de Paris Match (« La France accueille l'héroïne de Dien Bien Phu »). Elle est plus tard invitée aux États-Unis par le Congrès et le président américain qui lui remet le 29 juillet 1954 la médaille de la Liberté (Medal of Freedom) lors d’une cérémonie dans la roseraie de la Maison-Blanche à Washington. C'est aux États-Unis qu'elle est pour la première fois surnommée « l'ange de Dien Bien Phu ».

Elle reprit un temps son travail de convoyeuse puis suivra ensuite son mari le colonel Jean de Heaulme, officier dans l'armée, dans ses différentes affectations.

 

Geneviève de Galard et Marcel Bigeard (publication avec l'aimable autorisation de Madame Gaby Bigeard)

 

 

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